Alassane
Dramane Ouattara, Président du RDR: "La Côte d'Ivoire
est au-dessus de chacun de nous" |
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Je voudrais vous féliciter
et vous exprimer toute ma fierté de savoir que l'équipe
du G7 répond rapidement et instantanément au dialogue. Nous
avons pour notre part été élevé dans le dialogue.
Et le dialogue est toujours la solution aux problèmes. Je pense
que Marcoussis a été un événement exceptionnel
pour notre pays. La Côte d'Ivoire a toujours réglé
la crise des autres pays, dans les pays voisins. Nous avons participé
aux rencontres sur le Libéria dans les années 90. C'est la Côte d'Ivoire qui doit
maintenant être au centre des débats et faire l'objet d'attention
de la part de la Communauté internationale parce que les frères
et sœurs ivoiriens n'arrivent pas à s'entendre et surtout
que le pays était en guerre en ce moment-là… Nous
avons tous pensé que le plus urgent était d'arrêter
la guerre, d'entamer le dialogue et d'avoir un cadre d'évolution
qui permette à notre pays de retrouver non seulement la paix, mais
la réconciliation, et nous consacrer au développement. Bientôt,
je dirai dans six mois, nous serons à une année des élections
prochaines et donc depuis deux ans que nous avons fait Marcoussis. Et c'est ce que vous faites au niveau du Directoire du G7. Je voudrais vous en féliciter. Je voudrais féliciter personnellement Djédjé Mady. J'ai des comptes rendus quotidiens grâce aux représentants du RDR, au sein du groupe des Sept. Nous savons avec quelle détermination et quelle objectivité, et aussi avec beaucoup de loyauté que vous menez donc la Direction du G7. Nous sommes entièrement satisfait et je voudrais au nom de tous les frères et sœurs du RDR qui sont là vous demander de continuer. Nous comptons sur vous. Je voudrais aussi vous demander de transmettre à mon frère aîné, le président Henri Konan Bédié, mes salutations les plus fraternelles et les plus chaleureuses. Nous nous sommes eus au téléphone durant les moments importants. Et cette concertation a continué. Tout récemment, je lui ai posé la question de savoir quand est-ce qu'il devait être à Paris, pour que nous puissions poursuivre nos entretiens. Je souhaite qu'il puisse le faire au mois de septembre à l'occasion du Prix Félix Houphouët-Boigny. Je voudrais également remercier les autres partis qui sont avec nous dans le G7. L'UDPCI avec le président Akoto, les Forces Nouvelles avec Soro Guillaume et, bien entendu, le MFA avec Anaky Kobena, que j'ai eu hier au téléphone et devrait nous rejoindre si la réunion devrait se poursuivre demain (Ndlr : aujourd'hui). Vous lui transmettrez donc mes salutations les plus fraternelles. Je voudrais avant de conclure vous dire que nous qui sommes momentanément à l'extérieur, nous nous sentons humiliés au quotidien en tant qu'Ivoiriens. En raison de cette crise, en raison
de l'impossibilité pour la classe politique de trouver une solution
à nos problèmes. Nous réalisons maintenant ce que
les autres pays ont vécu. Et nous devons tout mettre en œuvre
pour aboutir à des solutions adéquates. Et nous savons tous
que le seul cadre qui puisse amener à des solutions durables, c'est
donc l'application effective et durable des Accords de Marcoussis et d'Accra
II. Je me réjouis du soutien que vous apportez à l'application
de ces accords. Je vous encourage à persévérer. Tout
dépend de la volonté politique que nous avons. La Côte
d'Ivoire est au-dessus de chacun de nous. La paix, nécessite tous
les sacrifices que nous devons consentir. Nous ne devons pas laisser les
Ivoiriens souffrir à ce point. Car, le Gabon a toujours été
à côté de nous et a toujours porté un intérêt
particulier aux problèmes ivoiriens. Le fait qu'il soit impliqué
donne beaucoup d'espoir. Nous allons tout faire pour l'aider dans cette
voie pour la recherche de la paix. Je souhaite à ceux qui partent
bon retour au pays et avec mes salutations à nos familles et surtout
au Secrétaire général du PDCI, transmettez mes amitiés
fraternelles au président Bédié. Je vous remercie.
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