ADO dénonce à son tour une "dérive fasciste".
La Réconciliation "indispensable" mais "préalables" nécessaires  


La Côte d'Ivoire, "malade", connaît actuellement une "dérive fasciste", a estimé mercredi Alassane Ouattara, le principal opposant au président ivoirien Laurent Gbagbo.

"La Côte d'Ivoire n'a jamais été aussi malade qu'aujourd'hui. Ce régime (actuel) est un obstacle à la démocratie. Il faut donc arrêter cette dérive fasciste", a déclaré M. Ouattara, interrogé par Radio France internationale (RFI).

"Nous sommes dans une situation où les opposants sont traqués par ce régime, souvent même assassinés, où les sièges des partis d'opposition ont été saccagés, brûlés, où les journaux d'opposition ont été réduits au silence et où la terreur est organisée, par une jeunesse mise à contribution par la manipulation", a-t-il également dit.

Le président français Jacques Chirac avait averti dimanche que la France ne laisserait pas "se développer un système pouvant conduire à l'anarchie ou à un régime de nature fasciste" en Côte d'Ivoire.

La réconciliation en Côte d'Ivoire est "indispensable" mais nécessite la mise en oeuvre de "préalables", parmi lesquels la "fin de la terreur" à Abidjan, a indiqué mercredi Alassane Ouattara, principal opposant au président Laurent Gbagbo sur Radio France internationale (RFI).
La réconciliation "est indispensable, elle est nécessaire. Nous n'avons pas le choix en tant qu'Ivoiriens. Cela prendra du temps, surtout la volonté de le faire", a déclaré l'ancien Premier ministre du président Félix Houphouët-Boigny.

"Il n'est pas possible maintenant de reprendre le dialogue, ni de négocier (...) Nous sommes dans une situation où des préalables sont nécessaires. Le premier c'est la sécurité, la sécurité des responsables politiques, de tous ceux qui vivent en Côte d'Ivoire, la nécessité d'avoir une armée, une gendarmerie, une police qui sont véritablement républicaines, donc se débarrasser de ces milices et arrêter la terreur à Abijdan", a-t-il ajouté.

"A l'heure où je vous parle tous les ministres PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, ex-parti unique du président Houphouët) et RDR (Rassemblement des républicains que préside M. Ouattara) sont à l'étranger, soit en cachette à Abidjan, ou sous la protection des forces de l'Onu", stationnées en Côte d'Ivoire.

AFP